La qualification se jouera à Madrid, mais l’ombre du racisme plane sur ce barrage. Ce mardi 17 février, le match aller entre le Benfica Lisbonne et le Real Madrid a été émaillé par une accusation de propos raciste contre l’attaquant brésilien Vinicius Junior.
Tout avait pourtant bien commencé pour Vinicius. Auteur d’une superbe frappe du droit à la 50e minute, l’attaquant madrilène a ouvert le score et célébré en chambrant le public du stade de la Luz. Une réaction qui lui a valu un avertissement de l’arbitre français François Letexier, après une discussion avec plusieurs joueurs du Benfica.
Mais alors que le match semblait sur le point de reprendre, Vinicius a couru vers l’arbitre en pointant du doigt l’Argentin Gianluca Prestianni. Selon le Brésilien, l’international argentin l’aurait traité de « singe ». L’arbitre a immédiatement interrompu la partie pendant près de dix minutes, avant de décider de la faire reprendre sans autre sanction.
Plus tard dans la rencontre, l’entraîneur du Benfica, José Mourinho, a été exclu pour avoir réclamé un second carton jaune à l’encontre de Vinicius (85e), une décision qui aurait signifié l’expulsion du Brésilien.
Sur le plan sportif, le Real Madrid s’impose 1-0 et prend une option sur la qualification pour les huitièmes de finale. Une revanche sur la défaite (4-2) subie sur cette même pelouse trois semaines plus tôt. Le gardien ukrainien du Benfica, Anatoliy Trubin, a multiplié les arrêts pour maintenir son équipe dans le match.
Le rendez-vous est désormais pris pour le 25 février à Madrid, dans une ambiance qui s’annonce électrique. Au-delà de l’enjeu sportif, les accusations de racisme risquent de peser lourd dans les esprits et d’attiser les tensions.
