Les États-Unis intensifient leur présence militaire au Nigeria. Selon un communiqué du ministère nigérian de la Défense publié lundi 16 février, une centaine de militaires américains sont arrivés dans l’État de Bauchi, dans le nord-est du pays. Leur mission consiste à former, apporter un appui technique et partager des renseignements avec les forces de défense nigérianes, sans participer à des opérations de combat directes.
La Défense nigériane précise que ce déploiement répond à « une demande formelle » de l’état-major local, afin de renforcer les capacités du pays face aux menaces djihadistes. Plusieurs avions de transport militaires américains avaient déjà été aperçus la semaine dernière, notamment à Maiduguri, épicentre de la lutte contre Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest.
Cette mission s’inscrit dans le prolongement des frappes aériennes menées par Washington fin décembre 2025 dans le nord-ouest du Nigeria. Le président Donald Trump avait alors justifié ces actions par la nécessité de défendre les populations chrétiennes, qu’il estimait menacées de « génocide », une qualification fermement rejetée par Abuja, qui rappelle que les violences touchent de manière indiscriminée chrétiens et musulmans.
La semaine dernière, l’envoi de 200 instructeurs militaires américains avait été annoncé, sans calendrier précis. L’arrivée de cette première centaine confirme la montée en puissance de la coopération sécuritaire bilatérale, sur fond de lutte antiterroriste mais aussi de divergences sur l’analyse des violences communautaires.
