« Cette décision fait suite à huit années de négociations bilatérales qui, malgré un engagement soutenu, n’ont pas abouti à un accord mutuellement acceptable », indique le communiqué. Le Ghana précise avoir officiellement notifié sa décision au gouvernement togolais, dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM).
Le Togo, ancienne colonie allemande puis française, et le Ghana, ancienne colonie britannique, ont acquis leur indépendance en 1960. Si leur frontière terrestre est clairement définie, la frontière maritime, elle, ne l’a jamais été. Une situation qui « engendre parfois des incidents maritimes regrettables », soulignait récemment un reportage de Togopresse.
Lors des négociations, le Ghana affirmait l’existence d’une frontière maritime « traditionnellement respectée » par les deux pays, et proposait de s’y tenir. Le Togo soutenait au contraire qu’« il n’a jamais existé d’accord de délimitation de frontière maritime », et insistait sur la nécessité d’un accord formel, face aux enjeux politiques, sécuritaires et socio-économiques.
En recourant à l’arbitrage international, le Ghana entend « éviter une nouvelle escalade des incidents » et favoriser « un règlement à l’amiable et légal dans un esprit de bon voisinage et de coopération continue ». L’arbitrage repose sur le consentement des deux parties, qui doivent s’accorder sur une décision devant des arbitres et l’appliquer de bonne foi.
Reste à savoir si Lomé acceptera cette procédure, ou si le contentieux entre les deux voisins prendra une autre tournure.
