À Abomey, le nouveau maire Franck Kpassassi a conduit, le 19 février, une délégation de l’Union européenne sur le site du futur complexe hôtelier « Le Trône ». Casques de chantier sur la tête, les visiteurs ont parcouru les bâtiments presque achevés, arrêtés devant les façades décorées de motifs inspirés des bas-reliefs royaux, écoutant les explications techniques.
Porté par une initiative privée, le projet s’étend sur deux hectares et déploiera 80 chambres. L’équipement vise les standards internationaux avec des suites haut de gamme, un restaurant gastronomique, des espaces de conférence et des zones de bien-être comprenant piscine, hammam et jacuzzi. L’ensemble cible les séminaires, les rencontres diplomatiques et les flux touristiques attendus dans la région.
L’empreinte des palais royaux
L’architecture du complexe puise son inspiration dans l’histoire politique du Danxomè. « Le royaume qu’on appelait le Danxomè a sa capitale Abomey, ce qui symbolise Abomey c’est le trône… L’hôtel a pris symboliquement ce nom avec l’architecture et les bas-reliefs qui relatent cette histoire », a expliqué Jonas Hantan, ministre conseiller.
L’architecte Romuald Gnonlonfoun a défendu la même ligne. « L’hôtel, le trône, nous avons essayé de rester dans l’architecture des palais royaux d’Abomey », a-t-il déclaré. Volumes massifs, symboles de pouvoir, traitement contemporain des matériaux. Le parti pris architectural cherche une continuité visuelle avec les sites classés par l’UNESCO, situés à proximité. Entre patrimoine et design moderne, le complexe ambitionne d’incarner une vitrine de l’hospitalité nationale.
L’ouverture de l’établissement devrait accroître la capacité d’accueil d’Abomey, appelée à recevoir un public international avec le Musée des Rois et Amazones du Danxomè. La municipalité identifie dans ce projet un moteur économique à court terme, avec des créations d’emplois directs, le développement d’activités connexes et une montée en gamme de l’offre d’hébergement.
Dans les échanges avec la délégation conduite par Stéphane Mund, l’argument d’attractivité a dominé. Positionnée sur les circuits culturels, la cité royale table sur des infrastructures capables de retenir plus longtemps les visiteurs. La livraison interviendrait dans les prochains mois, selon les indications fournies sur place. La date d’ouverture commerciale n’a pas encore été officiellement annoncée.
