mardi 24 février 2026

France : l’ambassadeur américain Charles Kushner sanctionné

L’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, a été sanctionné par le Quai d’Orsay après avoir ignoré une convocation du ministère des Affaires étrangères, a annoncé ce lundi 24 février le ministre Jean-Noël Barrot. Le diplomate ne pourra plus accéder directement aux membres du gouvernement français.

Charles Kushner avait été convoqué en raison de la republication par l’ambassade américaine d’une réaction de l’administration Trump au décès de Quentin Deranque, un étudiant de 23 ans battu à mort par des membres de l’ultragauche à Lyon. L’ambassade avait relayé un message évoquant des informations qui « devraient tous nous préoccuper ».

« Il ne s’est pas présenté », a déploré lundi soir le Quai d’Orsay. Une source diplomatique a indiqué que Charles Kushner s’était fait représenter par un responsable de l’ambassade, pour raison d’engagements personnels.

« C’est une surprise », a réagi mardi Jean-Noël Barrot sur France Info, tout en réfutant l’idée que ce soit un camouflet. « Quand on a l’honneur de représenter son pays, les États-Unis d’Amérique en France, comme ambassadeur, on respecte les usages les plus élémentaires de la diplomatie et on répond aux convocations du ministère des Affaires étrangères », a-t-il déclaré.

« Face à cette apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur, le ministre a demandé qu’il ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français », a annoncé le ministère.

Jean-Noël Barrot a assuré que cet incident, qui relève de la « responsabilité personnelle » de l’ambassadeur, n’affecterait « en rien la relation entre la France et les États-Unis », qui fêtent cette année le 250e anniversaire de leur relation diplomatique. « Elle en a vu d’autres, mais ça affectera naturellement sa capacité à exercer sa mission dans notre pays », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la possibilité que l’ambassadeur soit déclaré persona non grata, le ministre n’a pas directement répondu. Il a juste souligné la nécessité d’« avoir avec lui une explication ». « Nous n’acceptons pas que des pays étrangers puissent venir interférer puis s’inviter dans le débat politique national, quelles que soient les circonstances », a-t-il insisté.

Pour information, la mort de l’étudiant a provoqué une tempête politique et médiatique en France. Au cœur de cette tempête se trouve le parti de gauche radicale La France insoumise, placé sous un intense feu de critiques. Et pour cause, un suspect, mis en examen pour « complicité de meurtre », était collaborateur parlementaire d’un député LFI.

Emmanuel Macron a annoncé une réunion mardi matin avec des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les « groupes violents ultras ou extrêmes ».

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