mercredi 25 février 2026

Iran : Téhéran déploie ses forces dans le détroit d’Ormuz

Les manœuvres militaires iraniennes se concentrent actuellement sur les côtes sud du pays et les îles adjacentes, autour du stratégique détroit d’Ormuz que les responsables politiques iraniens ont menacé de bloquer à plusieurs reprises. C’est par ce passage que transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole.

Au programme de ces exercices, des missiles, de l’artillerie, des drones, des forces spéciales et des véhicules blindés. Le média du régime n’a pas précisé la durée de ces manœuvres. Le commandant des forces terrestres des Gardiens de la Révolution, Mohammad Karami, a indiqué qu’elles étaient menées sur la base de « menaces existantes ».

Depuis plusieurs semaines, le président américain Donald Trump menace d’utiliser l’option militaire contre la République islamique si les pourparlers actuels sur le programme nucléaire iranien échouent. En juin 2025 déjà, il avait ordonné des frappes ciblées contre des sites nucléaires en Iran.

Les États-Unis ont déployé un important dispositif naval et aérien dans la région. Dans un message publié lundi sur son réseau social Truth, le président américain a écrit qu’il préférait un accord, mais que dans le cas contraire, « ça se passerait très mal » pour l’Iran.

Un accord « à portée de main » selon Téhéran

C’est dans ce contexte tendu que les deux pays doivent se retrouver jeudi 26 février en Suisse pour de nouveaux pourparlers indirects. Le chef de la diplomatie iranienne a estimé dimanche qu’il existait de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode « gagnant-gagnant ».

Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’un accord sur le programme nucléaire de son pays était « à portée de main », avant la nouvelle session de pourparlers avec les États-Unis. L’Iran reprendra ces pourparlers « déterminé à parvenir à un accord juste et équitable – dans les plus brefs délais », a indiqué Abbas Araghchi dans un message publié sur X, faisant état d’une « opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte nos préoccupations et nos intérêts mutuels ». « Un accord est à portée de main, mais seulement si la diplomatie est privilégiée », a-t-il ajouté.

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