À moins de deux mois du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, l’équipe nationale de campagne du duo candidat Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata a été officiellement dévoilée. Mais au-delà des architectures politiques et des stratégies électorales, un constat s’impose dans le débat public béninois : la compétence du ministre d’État Romuald Wadagni semble faire l’unanimité, bien au-delà des clivages traditionnels entre opposition et mouvance présidentielle.
À la tête du ministère de l’Économie et des Finances depuis 2016, Wadagni a réussi là où nombre de ses prédécesseurs ont échoué. Nommé à seulement 39 ans, il a piloté des réformes structurelles qui ont profondément transformé la gestion des finances publiques béninoises. Sous sa direction, le Bénin a connu une amélioration significative de ses notations financières internationales.
Dans les salons feutrés de Cotonou comme dans les médias et les cercles d’analyse politique, un discours revient avec insistance, celui de la compétence reconnue de Romuald Wadagni. Des voix s’élèvent même au sein de l’opposition pour saluer le travail accompli par celui qui a su redonner crédibilité et visibilité au Bénin sur la scène économique mondiale.
Cette reconnaissance transpartisane constitue un phénomène rare dans le paysage politique béninois, habituellement caractérisé par des clivages profonds et des oppositions frontales. Elle témoigne de la capacité du candidat à incarner, au-delà des étiquettes partisanes, une certaine idée de la rigueur et de la compétence au service de l’intérêt général.
Les résultats obtenus par le locataire du ministère des Finances sont tangibles. Maîtrise de l’endettement, assainissement des comptes publics, mobilisation accrue des ressources internes, modernisation du système fiscal et transparence renforcée dans la gestion des deniers publics. Cette rigueur, alliée à une vision stratégique du développement, a valu au Bénin une reconnaissance internationale, avec des partenariats renouvelés auprès des institutions de Bretton Woods et des bailleurs de fonds bilatéraux.
Un profil technocrate reconnu
Le profil de Romuald Wadagni interpelle au-delà des cercles de la mouvance présidentielle. Des électeurs traditionnellement opposés au régime en place pourraient être séduits par un candidat dont la compétence technique est largement reconnue, même par ses détracteurs. Si les critiques persistent sur le rétrécissement de l’espace civique et politique sous le règne de Patrice Talon, force est de constater que le bilan économique plaide en faveur du duo candidat Wadagni-Talata.
La campagne qui s’ouvre permettra de mesurer la capacité de Romuald Wadagni à transformer sa légitimité technique en capital politique, et à incarner, aux côtés de Mariam Chabi Talata, une vision d’avenir pour le Bénin qui dépasse les clivages traditionnels.
Le pari est audacieux, il consiste à construire une candidature de rassemblement sur la base d’un bilan technique reconnu, dans un pays où la politique reste profondément ancrée par les appartenances partisanes. Mais dans un contexte où les électeurs semblent de plus en plus en quête de résultats concrets, Romuald Wadagni pourrait bien incarner une alternative crédible au jeu politique traditionnel.
