Quatre agents du service d’imagerie médicale du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) de Cotonou ont été déférés ce jeudi devant le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou. Ils sont poursuivis pour des faits présumés de rançonnement, selon les informations rapportées par Peace FM.
L’affaire fait suite à la plainte d’un usager de nationalité étrangère. Ce dernier s’était rendu au service de radiologie pour réaliser des examens médicaux nécessaires à l’opération chirurgicale de son enfant, victime d’un accident. Alors qu’il souhaitait régler les frais à la caisse de l’hôpital, il aurait été orienté vers un agent à qui il a remis la somme de 30 000 FCFA, sans reçu. L’agent aurait affirmé qu’il se chargerait lui-même du paiement.
Plus tard, en se renseignant auprès d’un autre employé du service, l’usager a découvert que le coût officiel de l’examen était de 18 000 FCFA, soit un montant inférieur de 12 000 FCFA à ce qui lui avait été demandé.
Une opération de vérification
Indigné, le plaignant a saisi la ligne verte du ministère de la Santé pour dénoncer les faits, proposant sa collaboration aux autorités alors qu’un nouveau rendez-vous était prévu pour un examen complémentaire.
Une opération de vérification a alors été organisée. Le jour convenu, l’usager s’est présenté au rendez-vous et, selon des sources hospitalières, les agents impliqués auraient reproduit le même mode opératoire. Une équipe de la direction de l’hôpital, mobilisée pour la circonstance, est intervenue sur place. Les agents interpellés n’auraient pas été en mesure de présenter des reçus correspondant aux actes réalisés.
À l’issue d’une audition prolongée au commissariat du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, quatre agents ont été mis à la disposition de la justice. L’un d’eux a été placé en garde à vue. Ils doivent désormais répondre des faits qui leur sont reprochés devant le parquet.
Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit d’initiatives individuelles ou d’un système plus organisé au sein du service concerné. Du côté du ministère de la Santé, des instructions auraient été données aux responsables des formations sanitaires pour renforcer les contrôles internes et lutter contre toute pratique illégale.
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