Réuni à Washington le 24 février 2026, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a validé les dernières évaluations des programmes en cours au Bénin. Cette évaluation permet au pays de bénéficier d’environ 118 millions de dollars supplémentaires. Cette décision vient clore les cycles engagés il y a plus de deux ans dans le cadre des Facilités élargies de crédit et du mécanisme élargi de crédit. Elle clôt également la revue du dispositif dédié à la résilience et à la durabilité, tourné vers les réformes climatiques.
Un peu plus de 36 millions de dollars proviennent des instruments budgétaires classiques. Depuis 2022, ces appuis ont permis de mobiliser près de 665 millions de dollars. S’y ajoutent plus de 81 millions de dollars au titre du programme axé sur le climat, mis en place plus récemment. L’enveloppe cumulée de ce guichet approche désormais les 204 millions de dollars.
Performances économiques et appel à la vigilance
Le déficit budgétaire a été contenu à un peu plus de 3 % du produit intérieur brut en 2024 au Bénin, selon l’institution financière internationale. Cette évolution tient à une hausse des recettes fiscales et à un encadrement plus strict des dépenses, sans remise en cause des programmes sociaux prioritaires. Le gouvernement ambitionne de ramener le déficit sous le seuil communautaire fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine, qui limite les déséquilibres publics à 3 % du PIB.
L’activité économique demeure robuste. La croissance devrait rester soutenue en 2025, portée notamment par la transformation industrielle et le développement des zones économiques spéciales. Le déficit extérieur, creusé par d’importantes importations liées aux infrastructures et à la zone industrielle de Glo-Djigbé, commence à se résorber.
Le FMI attire toutefois l’attention sur le niveau d’endettement public, réévalué à un peu plus de 60 % du PIB après l’intégration de certains engagements d’entreprises publiques dans la dette de l’État. Malgré cette révision, le Bénin reste considéré à risque modéré de surendettement.
