Togo : l’Assemblée nationale proroge l’état d’urgence sécuritaire dans le nord

Au Togo, l’Assemblée nationale a voté vendredi 27 février 2026 la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans le nord du pays. C’est la cinquième reconduction depuis l’instauration de cette mesure en juin 2022. Le parlement togolais, réuni en séance plénière sous la présidence du Professeur Komi Selom Klassou, a adopté à une large majorité le texte qui autorise la prolongation de l’état d’urgence dans la région des Savanes. La mesure prend effet à compter du 13 mars 2026, pour une durée de douze mois.

L’état d’urgence avait été décrété pour la première fois en juin 2022, après une attaque survenue en mai de la même année. Depuis lors, l’Assemblée nationale l’a prorogé à quatre reprises : en septembre 2022, en avril 2023, en mars 2024, puis en mars 2025.

La région des Savanes, qui borde le Burkina Faso et le Ghana, subit des incursions de groupes armés actifs dans le Sahel. Le Togo est ainsi exposé à la propagation de l’insécurité qui frappe depuis plusieurs années le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Selon le groupe parlementaire UNIR, parti majoritaire, les prorogations successives ont permis de contenir les incursions et d’empêcher toute implantation durable de groupes armés dans certaines zones du nord. « Politiquement, cette posture affirme notre souveraineté, diplomatiquement, elle consolide nos alliances dans le golfe de Guinée et au sein de la CEDEAO. Économiquement, elle protège les corridors commerciaux vitaux », a soutenu le groupe UNIR lors des débats.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence, le gouvernement togolais a renforcé les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité déployées dans le nord. Des opérations militaires ont été menées dans la zone, avec le soutien de partenaires étrangers. Le Togo coopère notamment avec la France et des partenaires bilatéraux dans le domaine sécuritaire.

La prorogation votée vendredi couvre une période qui ira jusqu’en mars 2027. Elle donne aux autorités les moyens juridiques de maintenir un dispositif renforcé dans la région, où la menace terroriste reste documentée par plusieurs organisations internationales. Pour information, le Sénégal et le Togo figurent parmi les États ouest-africains qui ont adapté leurs dispositifs budgétaires et sécuritaires face aux tensions régionales.

Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici. 

Partager :

Plus d'actualités

Articles Populaires