Arrivé comme l’avenir du Paris Saint-Germain, Lucas Chevalier pourrait déjà faire ses valises. Le portier français traverse une période compliquée dans la capitale, où la hiérarchie des gardiens s’est brutalement inversée.
Lorsque le Paris Saint-Germain a déboursé environ 40 millions d’euros pour attirer Lucas Chevalier en provenance du LOSC Lille l’été dernier, le message était limpide. Paris préparait l’avenir. Le jeune international espoirs français réunissait tous les critères avec une solide formation, une personnalité affirmée et une expérience en Ligue 1. Le projet paraissait clairement orienté vers une installation progressive de Chevalier comme numéro un et sécuriser le poste pour plusieurs saisons. Passer de Lille à un club qui vise chaque année la victoire en UEFA Champions League ne s’improvise pas, mais le contexte exigeait patience et adaptation.
Cependant, le football ne laisse guère de place aux plans figés. Recruté pour succéder à Gianluigi Donnarumma, parti à Manchester City, Chevalier a connu des débuts difficiles. Les attentes liées à son transfert important ont pesé lourd. Chaque relance, chaque sortie, chaque but encaissé a nourri l’analyse.
Dans l’ombre, Matvey Safonov a avancé sans bruit. Moins médiatisé à son arrivée, le gardien russe a profité de ses opportunités. Dès ses premières titularisations, il a rassuré par sa présence sur sa ligne, son autorité dans les airs et son jeu au pied propre.
Luis Enrique a tranché par les faits. Dans les rendez-vous à forte pression, Safonov a débuté. Les choix parlent d’eux-mêmes. Le gardien russe a même été titularisé lors des matches de championnat, comme face au Havre.
Même une fracture à la main contractée lors de la Coupe intercontinentale n’a pas ralenti son élan. À son retour, il a retrouvé sa place sans débat. Le vestiaire suit, le staff aussi. En quelques mois, la balance a penché.
Pour Lucas Chevalier, la situation est délicate. À seulement 24 ans, il dispose encore d’une marge de progression importante, mais le manque de temps de jeu commence à peser sur ses ambitions internationales. Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France, a récemment commenté sa situation en ces mots : « La situation de Lucas n’est pas la meilleure, ni pour lui ni pour nous, mais c’est Luis Enrique qui décide ».
À quelques mois de la Coupe du monde, cette absence de compétition régulière pourrait compromettre ses chances de figurer dans le groupe France. L’entourage des Bleus observe avec attention l’évolution de la situation, et si Chevalier continue à se contenter d’un faible temps de jeu, il n’est pas exclu qu’il ne fasse pas le voyage pour le Mondial.
Un avenir incertain
La direction parisienne doit trancher prochainement sur plusieurs dossiers sensibles, dont celui de Chevalier. Contrairement à la tendance initiale, un prêt (voire un transfert définitif) n’est plus exclu. Si le PSG choisissait de le vendre, l’objectif serait au minimum de récupérer le montant investi, ce qui pourrait s’avérer compliqué après une saison où il n’a pas réussi à s’imposer durablement .
En interne, le PSG prépare déjà la saison prochaine avec l’idée d’un duo composé de Safonov et du jeune Renato Martin, considéré comme un espoir du centre de formation. Une projection qui confirme que Chevalier ne fait plus figure d’intouchable, malgré son statut et son coût.
Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici.
