Niamey signe avec Washington un accord quinquennal majeur d’un montant global de 179,3 millions de dollars, calqué sur le modèle burkinabè. Les États-Unis injectent des fonds conséquents dans la santé maternelle, la lutte contre le paludisme et la numérisation des données médicales.
L’accord prévoit un renforcement en profondeur du système nigérien. Les fonds cibleront prioritairement l’amélioration des soins maternels et infantiles, la lutte contre le paludisme (fléau majeur dans le pays) ainsi que la surveillance des maladies et la réponse rapide aux épidémies.
Une partie significative de l’enveloppe financera la sécurité sanitaire générale et l’installation d’un dispositif numérique comprenant six systèmes de données interconnectés. Dossiers médicaux électroniques, gestion des laboratoires, administration des pharmacies, l’objectif affiché est de moderniser en profondeur la gestion du système de santé.
Cette composante technologique répond à un besoin criant. Le Niger, vaste territoire désertique confronté à une croissance démographique parmi les plus fortes au monde, peine à assurer un suivi médical continu sur l’ensemble de ses régions. La numérisation devrait faciliter le partage d’informations entre structures de soins et améliorer la traçabilité des traitements.
Le régime issu du coup d’État du 26 juillet 2023 multiplie les partenariats internationaux depuis sa rupture avec la France et le retrait des forces françaises. Après le rapprochement avec la Russie et la Turquie, cet accord américain démontre que Niamey maintient des relations opérationnelles avec Washington malgré les turbulences politiques.
Les autorités nigériennes misent sur ce financement pour concrétiser leurs promesses d’amélioration des services publics de base. La santé figure parmi les priorités affichées du gouvernement, dans un pays où l’espérance de vie ne dépasse pas 62 ans et où la mortalité infantile reste élevée.
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