Crise du cacao en Côte d’Ivoire : à Mama, Laurent Gbagbo se fait le défenseur des planteurs

Alors que la filière cacao traverse une période de turbulences, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a choisi son village natal de Mama pour mobiliser son parti et tenter de rallier planteurs et autorités religieuses à sa cause.

Sous l’apatam de sa résidence, le 26 février, le président du Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI) a reçu une imposante délégation de militants et de chefs venus de la région de la Nawa, principal bassin cacaoyer du pays. Entouré de sa garde rapprochée (Hubert Oulaye, le vice-président du parti, Sébastien Dano Djédjé, son président exécutif, et d’autres figures du parti) l’ancien chef d’État a écouté les doléances des producteurs.

La filière cacao ivoirienne traverse actuellement une période difficile. Après la récolte principale, les planteurs font face à des difficultés de commercialisation et à une baisse des prix. Certains producteurs de la région de la Nawa, qui avaient confié leur cacao à des coopératives, n’ont toujours pas été payés, une situation qui alimente le mécontentement.

Le gouvernement a récemment modifié le calendrier des campagnes de commercialisation pour tenter de relancer la filière. Désormais, la grande campagne s’ouvrira le 1er septembre et s’achèvera le 28 février, tandis que la petite campagne débutera le 1er mars pour se terminer le 31 août. Cette réorganisation vise à faciliter la reprise des achats de fèves par les multinationales et les exportateurs locaux.

Gbagbo en défenseur des producteurs

Lors de cette rencontre à Mama, Laurent Gbagbo a dénoncé la baisse des revenus des planteurs et appelé à un sursaut collectif. Il a également évoqué les problèmes de traçabilité et de certification qui compliquent l’accès au marché international.

Pour information, la filière cacao représente environ 1,2 million de producteurs et fait vivre près de huit millions de personnes en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. Les planteurs ne perçoivent qu’une part réduite de la valeur totale de la filière, le reste étant capté par la transformation et la commercialisation à l’étranger.

Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici. 

Partager :

Plus d'actualités

Articles Populaires