L’ancien président Boni Yayi a officiellement annoncé sa démission de la présidence du parti Les Démocrates, principale formation de l’opposition. Dans une déclaration publique rendue ce mercredi 4 mars 2026, l’ex-chef d’État a exposé les raisons de son départ, mettant ainsi un terme à plusieurs semaines de spéculations autour de son avenir au sein de la formation politique qu’il dirigeait depuis le 15 octobre 2023.
« Je m’adresse à vous avec gravité, humilité et un profond sens des responsabilités », c’est par ces mots que l’ancien président a choisi d’informer de sa démission. Dans sa déclaration datée du mardi 3 mars 2026, Boni Yayi explique avoir mûri sa décision pendant plusieurs mois. « Après une longue réflexion menée au cours de ces derniers mois, je vous informe de ma décision de me retirer de mes fonctions de Président du Parti Les Démocrates, décision qui prendra effet à compter de ce jour, le 3 mars 2026 », a-t-il déclaré.
L’ex-chef d’État motive son départ par des considérations personnelles et médicales. « Pour des raisons de santé, et afin de pouvoir pleinement consacrer cette nouvelle étape de ma vie au repos, j’ai choisi de mettre un terme à mes activités politiques au sein du parti », a-t-il précisé.
La continuité assurée
Après sa démission, l’ancien président a décidé de passer la main tout en assurant la transition. « Dans un esprit de continuité et de responsabilité, je confie la direction du parti aux Vice-présidents et aux instances dirigeantes dans l’esprit des textes du parti jusqu’au prochain congrès », a-t-il indiqué. Boni Yayi a également adressé une recommandation à ses successeurs temporaires : « Je les invite à privilégier une gestion consensuelle et à préserver l’unité du parti ».
Cette démission intervient dans un contexte particulièrement difficile pour Les Démocrates. La formation politique traverse depuis octobre 2025 une crise interne liée à la désignation de ses candidats pour l’élection présidentielle d’avril 2026. Le parti a été écarté de la course à la présidentielle après la disqualification de son ticket candidat, Renaud Agbodjo et Jude Lodjou, pour insuffisance de parrainages validés par la Cour constitutionnelle.
Lors des élections législatives du 11 janvier 2026, la formation d’opposition a subi un revers historique en n’obtenant aucun siège au Parlement. La 10e législature est désormais exclusivement dominée par les deux partis de la mouvance présidentielle.
Cette démission est la deuxième annoncée de la journée après celle de son fils, Chabi Yayi, qui avait quitté le parti sans donner de motifs, et de plusieurs autres cadres ces derniers mois.
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