La scène se répète, inquiétante, presque mécanique. Lundi 2 mars 2026, face à Getafe, Rodrygo entre en jeu. Trente-six minutes plus tard, son genou droit lâche. Le lendemain, le verdict tombe, implacable : rupture du ligament croisé antérieur et du ménisque externe. Saison terminée. Rêve de Coupe du monde envolé.
« C’est l’un des pires jours de ma vie. J’avais toujours eu peur d’une telle blessure… Peut-être que la vie a été un peu cruelle envers moi ces derniers temps… », a posté le Brésilien sur son compte Instagram. Il aurait, selon des proches, exprimé des regrets d’avoir insisté pour jouer malgré une alerte physique.
Rodrygo est la sixième victime d’une rupture des ligaments croisés dans l’effectif professionnel depuis août 2023. Si l’on inclut les jeunes joueurs de l’équipe première, le chiffre grimpe à sept.
La funeste série a débuté le 10 août 2023 avec Thibaut Courtois (234 jours d’absence). Deux jours plus tard, Éder Militão subissait le même sort (213 jours). En décembre de la même année, David Alaba tombait à son tour, absent 384 jours. En octobre 2024, c’était au tour de Dani Carvajal, victime d’une triple lésion. Un mois plus tard, Militão connaissait une rechute sur l’autre genou. Sans oublier les jeunes Joan Martínez et César Palacios, également touchés lors de la pré-saison 2024.
Six joueurs, sept ruptures, un point commun : toutes sont survenues soit au stade Santiago-Bernabéu, soit au centre d’entraînement de Valdebebas.
La piste de la pelouse
Cette coïncidence géographique n’a pas échappé aux dirigeants madrilènes. Selon la presse espagnole, le club a lancé une enquête interne approfondie pour déterminer si la qualité du gazon hybride utilisé dans ses installations pourrait être en cause.
Densité trop rigide, accroche excessive des crampons, manque de souplesse… Les spécialistes cherchent à savoir si un facteur technique pourrait augmenter les risques de blessure lors des changements d’appui ou des accélérations. « Le club enquête actuellement afin de déterminer s’il ne s’agit pas d’une simple coïncidence », rapporte El Mundo.
Au-delà de la pelouse, la gestion médicale du club est elle aussi sur la sellette. Rodrygo n’avait jamais été opéré d’une rupture partielle du ligament croisé subie en 2023 avec le Brésil, et avait continué à jouer malgré cette lésion non traitée. Un choix qui interroge aujourd’hui.
Par ailleurs, Kylian Mbappé et Jude Bellingham ont récemment préféré rentrer dans leurs pays respectifs pour soigner leurs blessures, un signe de défiance envers le staff médical madrilène selon certains médias. La direction a pourtant réintégré Niko Mihic à la tête des services médicaux en janvier pour tenter d’enrayer la spirale.
Le Real Madrid, actuellement deuxième de Liga à quatre points du Barça, doit désormais composer avec une infirmerie surchargée à l’approche d’un calendrier dense. Les pelouses, elles, restent sous haute surveillance.
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