Le DJ et producteur Odymel, de son vrai nom Antoine Lauffer, a été accusé d’abus sexuels par une femme avec laquelle il entretenait une relation. Après le dépôt d’une plainte, une enquête préliminaire a été ouverte. L’artiste, qui ne conteste pas les faits rapportés, avance toutefois une explication médicale : la Sexomnie, un trouble rare du sommeil.
Dans une publication sur Instagram, le DJ explique ne garder « aucun souvenir » de l’épisode évoqué. Selon lui, il lui a fallu du temps pour comprendre et accepter qu’un événement lui soit décrit alors qu’il n’en conserve aucune mémoire. Il indique ainsi devoir s’appuyer uniquement sur le récit de la plaignante pour relater ce qui se serait produit.
D’après le témoignage qu’il rapporte, la victime aurait décrit des gestes jugés très déplacés, accompagnés d’un comportement inhabituel et d’un corps tremblant. L’artiste affirme qu’il n’aurait « pas eu l’air d’être lui-même » au moment des faits.
Un trouble du sommeil encore peu étudié
La sexomnie est un trouble du sommeil encore peu documenté scientifiquement. Elle est généralement décrite comme une forme de somnambulisme impliquant des comportements sexuels automatiques durant le sommeil. Elle survient principalement pendant la phase de sommeil profond, appelée sommeil non-REM, lorsque la conscience reste fortement réduite.
Les manifestations peuvent varier. Certains cas se limitent à des gémissements ou à des gestes involontaires, tandis que d’autres peuvent aller jusqu’à la masturbation ou à des tentatives d’actes sexuels avec un partenaire. Dans ces situations, la personne concernée reste généralement inconsciente de ses actions.
Pourquoi aucune mémoire des faits ?
Les chercheurs évoquent un état intermédiaire entre l’éveil et le sommeil. Dans ce contexte, certaines zones du cerveau restent endormies, notamment celles liées au jugement et au contrôle volontaire, tandis que des régions plus primitives associées aux comportements instinctifs peuvent s’activer.
Dans les affaires judiciaires, l’existence d’une sexomnie doit être confirmée par des examens médicaux spécifiques. Les spécialistes s’appuient notamment sur une vidéo-polysomnographie, un examen réalisé dans un centre du sommeil qui enregistre l’activité cérébrale et les comportements du patient pendant la nuit.
Conscient des doutes que peut susciter cette explication, Odymel affirme avoir accepté de se soumettre aux expertises demandées dans le cadre de l’enquête. Ce type de défense n’est toutefois pas inédit. Le youtubeur Léo Grasset avait lui aussi évoqué la sexomnie lors d’une affaire judiciaire liée à des accusations de harcèlement sexuel.
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