En Iran, l’Assemblée des experts a annoncé dimanche 8 mars être parvenue à un consensus sur le nom du successeur du guide suprême Ali Khamenei. Ce dernier a été tué au premier jour de l’offensive américano-israélienne le 28 février. L’organe chargé d’élire le haut dirigeant n’a toutefois pas encore révélé son nom, alors que le pays est toujours en proie à des frappes intensives.
Dans le même temps le pays continue d’être pilonné à la fois par Israël et les États-Unis, tandis que Téhéran réplique par des attaques contre les infrastructures militaires de Washington dans la région du Golfe. Le conflit est entré dans son neuvième jour. Selon l’armée israélienne, plus de 3 400 frappes ont été menées sur le territoire iranien depuis le début de la guerre.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l’offensive se poursuivrait avec « toute sa force ». Le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran serait frappé « très durement » et a évoqué l’idée d’un déploiement de troupes au sol, selon NBC News.
De son côté, le président iranien Masoud Pezeshkian a indiqué que Téhéran s’abstiendrait désormais de frapper les pays voisins, à moins d’être directement visé depuis leur territoire.
Les enjeux de la succession
La désignation du nouveau guide suprême intervient dans un contexte particulièrement tendu. L’Assemblée des experts, composée de 88 membres, avait été convoquée en urgence après la mort d’Ali Khamenei. Plusieurs noms circulent parmi les prétendants, dont Mojtaba Khamenei, fils du guide défunt, et Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique.
Le nouveau guide hérite d’un pays en guerre, confronté à une offensive militaire sans précédent et à des défis économiques majeurs. Son nom devrait être officialisé dans les prochaines heures, alors que les frappes israéliennes et américaines se poursuivent sur le territoire iranien et que les représailles de Téhéran contre des intérêts américains dans le Golfe continuent.
Une nouvelle étape dans l’histoire de la République islamique d’Iran est ainsi observée avec cette succession, alors que le pays se trouve confronté à une crise d’une ampleur inédite depuis la Révolution iranienne de 1979, dans un contexte de fortes tensions politiques, sociales et sécuritaires.
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