Une nouvelle attaque meurtrière a frappé l’est du Burkina Faso en fin de semaine. Le vendredi 6 mars, une base de police située à Yamba, à une vingtaine de kilomètres de Fada N’Gourma, a été prise pour cible par des hommes armés.
Le site visé abritait des policiers du Groupement des unités mobiles d’intervention (GUMI). Selon plusieurs sources sécuritaires, l’attaque aurait fait au moins une trentaine de morts parmi les forces de l’ordre. Aucun bilan officiel n’a toutefois été communiqué pour l’instant.
Trois jours après l’assaut, les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone afin de retrouver les policiers toujours portés disparus. Des blessés auraient également été recensés parmi les forces de sécurité.
D’après des témoignages recueillis sur place, les assaillants seraient arrivés en grand nombre à moto dans l’après-midi. L’attaque aurait duré près de deux heures. Le camp de police a été saccagé, puis partiellement incendié. Une partie du matériel militaire aurait également été emportée par les assaillants.
Selon une source sécuritaire, plusieurs alertes auraient été lancées pendant l’attaque, mais les renforts ne seraient pas arrivés à temps pour soutenir les policiers.
L’assaut s’est produit au moment où une nouvelle équipe venait de remplacer l’unité précédemment en poste dans la base.
Ce camp de police à Yamba avait déjà été attaqué l’année précédente à une période similaire. Depuis le début de l’année, la région de l’Est du Burkina Faso est régulièrement visée par des groupes armés.
Cette zone frontalière du Bénin, du Togo et du Niger connaît une intensification des violences.
Il y a environ deux semaines, une autre attaque avait également frappé une unité de gardes forestiers dans la réserve de Tandjari, faisant là aussi des dizaines de morts.
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