L’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo a appelé à « l’union sacrée » de l’opposition après la décision des autorités guinéennes de dissoudre une quarantaine de partis politiques. L’annonce a été faite par le gouvernement dans la nuit du 6 au 7 mars 2026.
Depuis Paris, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a exprimé son indignation dans un message publié sur les réseaux sociaux le 8 mars. Il a qualifié cette décision d’« injuste » et estime qu’elle s’inscrit dans un contexte de « restriction des libertés publiques et de violation des droits humains ».
L’opposant accuse également le chef de la transition, Mamadi Doumbouya, de vouloir « effacer du paysage politique toutes les forces susceptibles de porter ombrage à son parti-État en cours de formation ».
La dissolution des formations politiques a été actée alors que les partis disposaient, selon le calendrier initial, jusqu’au 25 mai pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences administratives, notamment l’actualisation de leurs statuts et la justification de sièges dans les différentes préfectures du pays.
Cette annonce s’inscrit en outre dans le cadre des préparatifs des élections du 24 mai, où les Guinéens éliront leurs députés, conseillers locaux et sénateurs. Face à la situation, Cellou Dalein Diallo appelle les forces politiques et sociales à s’unir pour défendre les libertés et l’avenir démocratique du pays.
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