Guerre au Moyen-Orient : l’Iran rejette toute diplomatie et promet de décider seul de la fin du conflit

Les tensions restent vives entre l’Iran et les États-Unis. Téhéran a opposé une fin de non-recevoir aux déclarations du président Donald Trump, qui a récemment affirmé que la guerre pourrait « se terminer bientôt ».

Dans une interview accordée à CNN, Kamal Kharazi, conseiller du nouveau guide suprême, a assuré qu’il n’y avait plus « de place pour la diplomatie ». De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont affirmé que l’Iran déciderait lui-même du moment où le conflit prendra fin.

Malgré les frappes subies et la mort de l’ancien guide suprême Ali Khamenei lors d’une attaque le 28 février, le régime iranien affiche une unité autour de son successeur, Mojtaba Khamenei. Cette succession rapide a réduit les espoirs occidentaux d’un affaiblissement du pouvoir à Téhéran.

Sur le terrain, le conflit continue de s’étendre. Israël a mené de nouvelles frappes au Liban contre des positions du Hezbollah. En Irak, une frappe aérienne a fait cinq morts parmi des miliciens pro-iraniens dans la ville de Kirkouk.

Le bilan humanitaire s’alourdit également. Selon le représentant iranien auprès des Nations unies, au moins 1 332 civils ont été tués depuis le début des frappes. Une raffinerie proche de Téhéran a été touchée, ce qui a provoqué un important nuage de fumée noire et suscité l’inquiétude de l’Organisation mondiale de la santé concernant les risques de contamination de l’air, de l’eau et des sols.

Les répercussions régionales se multiplient. En Turquie, un missile balistique iranien a été intercepté par la défense aérienne de l’OTAN après avoir pénétré l’espace aérien turc. Dans les pays du Golfe, plusieurs attaques de drones et de missiles ont également été signalées.

Face aux tensions sur les marchés énergétiques, les ministres de l’Énergie du G7 doivent se réunir en urgence pour examiner la libération de 300 à 400 millions de barils provenant des réserves stratégiques de pétrole afin de stabiliser les prix.

Aux États-Unis, l’escalade inquiète l’opinion publique. Selon un sondage réalisé par Reuters et Ipsos, 67 % des Américains s’attendent à une hausse des prix de l’essence, tandis que seulement 29 % soutiennent la guerre.

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