En République démocratique du Congo, une déclaration du sénateur Modeste Bahati Lukwebo sur la question de la révision constitutionnelle a provoqué une vive polémique au sein de la classe politique.
Lors d’un point de presse tenu le 7 mars, cet allié du camp présidentiel avait laissé entendre qu’il s’opposait à toute modification de la Constitution. Cette prise de position a rapidement suscité des réactions, alors que l’entourage du président Félix Tshisekedi évoque régulièrement la possibilité d’une réforme du texte fondamental.
Face aux critiques, le sénateur est revenu sur ses propos mardi 10 mars afin de clarifier sa position. Il affirme que ses déclarations ont été mal interprétées. « Ma réponse a été mal comprise lorsque je disais qu’il faut d’abord changer de mentalités avant de changer la Constitution », a-t-il expliqué.
Selon lui, il n’a jamais affirmé s’opposer à une révision constitutionnelle. Il dit plutôt avoir suggéré que la question fasse l’objet d’un débat au sein de l’Union sacrée de la Nation, la coalition politique qui soutient le chef de l’État.
Malgré cette mise au point, la controverse persiste. Le parti du sénateur dénonce une cabale politique visant son dirigeant. Dans le même temps, une pétition circule au Sénat. Initiée par le sénateur Dany Kabonbo, elle réclame son départ du poste de vice-président de la chambre haute pour ce qui est présenté comme un manque de respect envers le président de la République.
Pour plusieurs observateurs, la question de la modification de la Constitution demeure particulièrement sensible au sein de la majorité présidentielle. Un expert estime qu’exprimer publiquement une opposition à cette réforme dans le camp présidentiel représente un risque politique.
Cette controverse intervient à quelques jours de la rentrée parlementaire prévue le 16 mars, dans un climat politique déjà marqué par de vifs débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.
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