ONU : le Premier ministre Pedro Sánchez veut supprimer le droit de veto

Une réforme en profondeur du système des Nations unies a été jugée nécessaire par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, avec une demande explicite d’abolition du droit de veto au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette position a été exprimée lors d’un entretien accordé le 11 mars 2026 au média numérique espagnol El Diario. Le fonctionnement actuel du système international y a été critiqué, notamment en raison du rôle des États-Unis et de la Russie, deux membres permanents qui disposent d’un droit de veto. Leur implication dans les crises en Ukraine et en Iran a été présentée comme un facteur d’instabilité dans l’ordre international.

Le caractère paradoxal d’une situation où des puissances impliquées dans des conflits disposent d’un pouvoir de blocage au sein de l’Organisation des Nations unies a été souligné par le chef du gouvernement espagnol. Une mise à jour du système des institutions internationales a ainsi été évoquée, afin qu’il corresponde davantage aux équilibres géopolitiques actuels.

Les propos de Pedro Sánchez s’inscrivent dans un climat de friction diplomatique entre Madrid et Washington. L’utilisation des bases militaires espagnoles par les forces américaines pour mener des frappes contre l’Iran n’a pas été autorisée par le gouvernement espagnol, une décision qui a suscité la réaction du président américain Donald Trump. Des menaces de rupture des relations commerciales avec l’Espagne ont été évoquées par la Maison-Blanche.

Malgré ces tensions, une position ferme a été maintenue par le gouvernement espagnol, l’action de Espagne ayant été présentée comme conforme à la Charte de l’ONU et aux principes de l’Union européenne.

Au-delà de la question du veto, une réforme du Conseil de sécurité visant à renforcer sa représentativité a également été évoquée. L’intégration de grandes puissances émergentes telles que l’Inde, le Brésil ainsi qu’une représentation accrue du continent africain a été présentée comme une piste possible.

Cette position rejoint des critiques déjà formulées par plusieurs dirigeants internationaux, dont le président turc Recep Tayyip Erdoğan, pour qui l’architecture actuelle du Conseil de sécurité ne reflète plus les réalités du monde contemporain.

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