La décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 continue de susciter de vives réactions. Parmi les voix les plus critiques, celle de l’ancien sélectionneur Claude Le Roy, qui exprime son incompréhension face à une mesure annoncée près de deux mois après la finale.
Selon la CAF, cette décision repose sur le comportement des joueurs sénégalais lors de la rencontre face au Maroc, marquée par une interruption du jeu après une contestation arbitrale. Le Sénégal, initialement vainqueur (1-0), a été déclaré forfait, le match étant requalifié sur le score de 3-0 en faveur du Maroc.
Interrogé par RFI, Claude Le Roy évoque un « sentiment de tristesse » et estime que cette décision porte atteinte à l’image du football africain. Il critique notamment la gouvernance des instances dirigeantes et vise à la fois la CAF et la Fédération internationale de football association.
L’entraîneur souligne également le délai de prise de décision, jugé excessif, et s’interroge sur la cohérence de la sanction. Selon lui, la situation sur le terrain ne justifiait pas une requalification en forfait, d’autant que la rencontre avait repris et été menée à son terme.
Claude Le Roy estime par ailleurs que des décisions arbitrales auraient pu être prises au moment des faits pour gérer l’incident, sans remettre en cause le résultat final. Il évoque notamment la gestion de l’arbitre Jean-Jacques Ndala, confronté à une situation complexe en fin de match.
Convaincu que l’affaire ne s’arrêtera pas à ce stade, l’ancien technicien anticipe un recours devant le Tribunal arbitral du sport. Il estime qu’une révision de la décision reste possible, alors que la Fédération sénégalaise dispose d’un délai pour faire appel.
En attendant, cette décision continue d’alimenter le débat au sein du football africain, tant sur le plan juridique que sur celui de la gouvernance des compétitions continentales.

