À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, le parti d’opposition Les Démocrates peine à accorder ses priorités. Réunis ce dimanche au Chant d’Oiseau à Cotonou, les responsables de la formation, dont Eric Houndété, ont vu leur réunion stratégique basculer vers une question interne majeure qui est la désignation d’un nouveau président du parti.
Initialement consacrée à la définition des orientations pour la présidentielle, la rencontre a rapidement été dominée par les débats autour de la succession de Thomas Boni Yayi. Plusieurs délégués et coordonnateurs ont estimé qu’il était indispensable de clarifier le leadership avant toute prise de décision électorale.
Cette position a profondément modifié l’ordre du jour. Pour ses partisans, l’absence d’une direction clairement établie fragilise la capacité du parti à élaborer une stratégie cohérente pour le scrutin. À l’inverse, certains responsables plaident pour un traitement différé de cette question afin de ne pas retarder les préparatifs électoraux.
Interrogé sur cette situation, Guy Dossou Mitokpè, qui venait d’annoncer sa démission du parti, a indiqué que le choix du nouveau président pourrait intervenir à l’issue des travaux ou être reporté à une date ultérieure.
Ce rééquilibrage des priorités montre que les divisions internes aux Démocrates sont loin d’être résorbées. À l’approche du scrutin décisif, la question du leadership s’impose comme un enjeu central. Elle pourrait peser sur les choix stratégiques du parti dans les prochains jours, alors que les tensions autour de la présidentielle ne cessent de s’intensifier.
Derrière les apparences d’unité, les fractures demeurent, et leur gestion conditionnera la capacité du principal mouvement d’opposition à peser dans la campagne électorale.

