Israël : bilan en hausse après les frappes de missiles iraniens sur Dimona

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Samedi, plusieurs missiles balistiques ont été tirés par l’Iran contre les localités d’Arad et de Dimona, dans le sud d’Israël. Dimona, ville connue pour abriter un centre nucléaire stratégique, n’a pas été touchée directement dans ses installations, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui signale l’absence de niveaux de radiation anormaux. Le bilan provisoire fait état de 293 blessés, parmi lesquels un garçon de 10 ans se trouve dans un état grave.

Au centre médical Soroka d’Arad, 116 patients ont été pris en charge dont sept en état grave, vingt-deux en état modéré et quatre-vingt-sept légèrement blessés. À Dimona, 64 personnes ont été recensées comme blessées, et vingt autres ont reçu des soins pour des crises d’angoisse. Le point d’impact dans la ville se situe à environ cinq kilomètres du centre de recherche nucléaire du Néguev.

Téhéran a présenté ces tirs comme une riposte aux bombardements israélo-américains visant son site nucléaire de Natanz, une attaque que Tel-Aviv nie avoir orchestrée. Cette escalade s’inscrit dans un contexte de tensions déjà fortes au Moyen-Orient, où les frappes et contre-frappes autour des installations nucléaires iraniennes et israéliennes multiplient les risques pour les populations civiles.

Sur le plan diplomatique, le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l’Iran, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz sous peine de frappes contre ses infrastructures électriques. Les ministres des Affaires étrangères du G7 et des représentants de l’Union européenne ont condamné les attaques iraniennes et réclamé l’arrêt immédiat des frappes contre les civils et des installations civiles.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste un enjeu stratégique. Une fermeture prolongée pourrait provoquer une hausse significative des prix du carburant sur les marchés internationaux et peser lourdement sur les économies africaines dépendantes des importations d’énergie, telles que la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Cameroun, où les coûts de transport, d’électricité et des denrées alimentaires seraient directement affectés.

La situation à Dimona et Arad reste sous surveillance, tandis que la communauté internationale insiste sur la nécessité de réduire les tensions pour éviter une escalade aux conséquences humanitaires et économiques majeures.

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