Cinquante-deux ans. C’est le temps écoulé depuis la dernière apparition de la République démocratique du Congo sur la scène mondiale. Une éternité pour un pays où le football est une religion. Pourtant, en cette année 2026, l’espoir a été ravivé. Après des décennies de désillusions, une qualification pour la Coupe du monde est désormais ardemment désirée par une génération de joueurs qui n’a connu que les absences.
Les souvenirs de 1974, lorsque le Zaïre (ancien nom du pays) avait foulé les pelouses allemandes, restent gravés dans les mémoires comme un âge d’or jamais retrouvé. Depuis, trop de campagnes de qualification ont été soldées par des échecs cuisants. Les obstacles, qu’ils soient administratifs, financiers ou sportifs, ont souvent été cités pour expliquer ces traversées du désert. Mais aujourd’hui, ce passé est voué à être dépassé.
Par les Léopards, un appétit féroce est affiché. Sous la houlette de leur sélectionneur, une alchimie collective semble avoir été trouvée. “Nous sommes toujours sur la bonne voie pour atteindre notre objectif principal. C’est le but que nous nous sommes fixé lorsque j’ai pris ce poste il y a trois ans et demi”, a déclaré le technicien français Sébastien Desabre.
Le tournoi de barrage qui servira à attribuer les deux dernières places qualificatives pour la Coupe du Monde 2026 se jouera les 26 et 31 mars 2026 dans deux stades du Mexique, en match à élimination directe. Le groupe de la RDC jouera à Guadalajara.
Dans les travées des stades comme dans les bars de Kinshasa, l’attente est à son comble. Une génération entière, née bien après 1974, n’a jamais eu la chance de vibrer pour son pays en Coupe du monde. Par cette équipe, un rêve est porté, celui de redonner ses lettres de noblesse à un football congolais trop longtemps endormi. Les échéances à venir seront décisives : des doubles confrontations serrées sont redoutées, mais une détermination sans précédent est affichée par le groupe.
Rien n’est encore joué, mais une dynamique est en marche. Pour que le jeûne de 52 ans prenne fin, un dernier effort devra être fourni. Et si la Coupe du monde était, enfin, à portée de griffes pour des Léopards qui ne veulent plus se contenter de la regarder passer ?

