Le chanteur Gims a été arrêté mercredi 25 mars 2026 à l’aéroport Charles de Gaulle, à son arrivée à Paris. L’information a été révélée par Africa Intelligence. Selon les premières informations, l’artiste est visé par une enquête pour blanchiment de capitaux menée par les autorités françaises.
Gandhi Djuna, de son vrai nom, a été pris en début d’après-midi à sa descente d’avion. Il doit être entendu dans le cadre d’une procédure suivie par le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) et menée en partie par l’Office national antifraude (Onaf).
Dans ce même dossier, cinq anciens trafiquants de drogue de la région parisienne, reconvertis dans la criminalité financière, sont également mis en cause. Le réseau aurait fonctionné à travers plusieurs sociétés créées dans différents pays pour frauder la TVA et d’autres taxes en France. Il est aussi soupçonné de produire de fausses factures et de blanchir de l’argent issu d’activités illégales.
Ce qui a mis les enquêteurs sur la piste de Gims, c’est un gros projet immobilier qu’il porte à Marrakech, au Maroc. Baptisé Sunset Village Private Residences, le projet prévoit la construction de 117 villas de luxe, pour un chiffre d’affaires estimé à 100 millions d’euros.
Selon Africa Intelligence, une note du service de renseignement financier français Tracfin, datant de 2025, a attiré l’attention des enquêteurs sur cette affaire. L’objectif est désormais de comprendre comment ce projet, confié à la société Horizon Development, est financé.
Gims et les polémiques récentes
Ces derniers mois, l’artiste d’origine congolaise a été au centre de plusieurs controverses. Début 2026, il s’était attiré les critiques des internautes après des propos jugés arrogants sur les réseaux sociaux, où il se proclamait « numéro 1 ». En 2025, un tournage de clip à Nanterre avait aussi fait polémique, certains habitants dénonçant un manque d’autorisation et de respect.
Gims entretient par ailleurs des liens étroits avec la République démocratique du Congo. Proche du président Félix Tshisekedi, il a été nommé ambassadeur culturel du pays. Il y a quelques années, un concert « Solidarité Congo » qu’il avait organisé à Paris avait été critiqué en raison de sa date, jugée mal choisie par rapport à la commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda. Sans oublier ses clashs à répétition avec Booba, qui ont régulièrement alimenté les débats autour de sa personne.

