Le président du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a livré la position de son pays sur les frappes en Iran à l’occasion de son message à la Nation, pour célébrer le premier anniversaire de la proclamation de la charte de la refondation.
Sans accuser ni défendre un camp en particulier, le chef de l’État nigérien a surtout voulu rappeler les conséquences que ce conflit peut avoir sur la situation économique et sécuritaire d’autres pays. « Elle nous préoccupe également car elle touche des peuples frères confrontés à l’injustice et à des guerres meurtrières et destructrices qu’ils n’ont pas choisies », a-t-il déclaré tout en adressant « une pensée pieuse pour toutes les victimes causées par cette barbarie ».
Pour Abdourahamane Tiani, cette situation aurait pu être évitée si chaque acteur respectait le droit international. « Ces drames peuvent être évités pour autant que tous les acteurs de la scène internationale fassent preuve de retenue et se conforment au droit international », a-t-il indiqué. A ses dires, ces conflits montrent aussi « le besoin impérieux de repenser profondément l’ordre international si nous voulons un monde juste, pacifique et consacré à la seule lutte qui vaille : celle pour le bonheur des peuples ».
Un appel à l’unité au sein de l’AES
Le général Tiani a aussi profité de cette occasion pour s’adresser aux populations de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il les a appelées à tirer les leçons de cette crise et à ne « jamais sous-estimer la malveillance de certaines puissances capables de tout pour défendre leurs intérêts ». Il a demandé aux Nigériens de ne « jamais permettre aux ennemis d’infiltrer le pays et de les diviser pour ensuite les soumettre ».
Il a préconisé le renforcement de l’unité nationale et une mobilisation constante autour de la Confédération AES, qu’il présente comme « un véritable rempart contre toute velléité de nous agresser ». « Sur tous ces points, je peux vous assurer que nous sommes déjà à pied d’œuvre pour engager les actions stratégiques nécessaires à la préservation de notre souveraineté et de nos intérêts nationaux », a-t-il conclu.

