Bénin : entre potentiel et défis, la filière ananas cherche un nouvel élan

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Bénin ananas

La filière ananas au Bénin connaît une évolution contrastée, entre des perspectives de croissance d’un côté et des contraintes structurelles toujours présentes de l’autre. Ce constat a été dressé par Edouard Choubiyi, qui met en avant à la fois les progrès enregistrés et les défis à relever.

D’après ses dires, du côté des producteurs, les conditions climatiques récentes ont été plutôt bénéfiques. Ainsi, après plusieurs années de sécheresse, des pluies plus abondantes sont tombées, ce qui a permis d’obtenir des fruits de meilleure qualité, avec des calibres plus gros que d’habitude. Cette bonne nouvelle est arrivée à un moment particulièrement opportun, car la demande internationale est généralement à son plus haut niveau en mars, juste avant Pâques.

Sur le plan commercial, la France demeure le principal marché d’exportation, notamment pour la variété « Pain de Sucre », très prisée. Toutefois, les acteurs du secteur s’emploient à diversifier leurs débouchés afin de réduire cette dépendance. Dans cette dynamique, le Chine apparaît comme un marché prometteur. Des essais commerciaux ont déjà été engagés et l’ouverture complète de ce marché est envisagée à moyen terme.

Ces ambitions reposent également sur des avancées techniques, notamment en matière de fumigation, permettant de répondre aux exigences sanitaires de nouveaux marchés.

Malgré ces progrès, des contraintes logistiques continuent de freiner le développement de la filière. Le manque de vols dédiés et l’absence de solutions d’exportation maritime limitent les capacités d’expédition. Pour y remédier, des projets structurants sont en cours, dont la construction d’un centre d’emballage et de refroidissement destiné à améliorer la chaîne logistique et à faciliter, à terme, le transport par voie maritime.

Par ailleurs, le marché régional en Afrique de l’Ouest représente un volume important, largement supérieur aux exportations vers l’Europe. Toutefois, ces échanges restent peu structurés et souffrent d’un manque de transparence, les transactions étant souvent réalisées sans mesure précise des quantités.

Face à ces enjeux, les acteurs de la filière plaident pour une meilleure organisation du marché, notamment à travers la généralisation de la vente au kilogramme, afin de renforcer la traçabilité et la valorisation des produits.

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