Cameroun : report de l’adoption de la réforme du code électoral par les députés

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Au Cameroun, elle était annoncée comme une simple formalité. Pourtant, l’adoption de la loi modifiant l’article 170 du code électoral pour effacer toute limite à l’allongement du mandat des élus municipaux n’a pas eu lieu hier, mardi 31 mars, comme prévu. La plénière d’adoption à l’Assemblée nationale a été reportée à une date ultérieure, sans plus de précision, selon un communiqué signé par son secrétaire général.

Aucune explication officielle n’a été fournie dans l’immédiat. Mais pour Essomba Bengono, député de la majorité au pouvoir au Cameroun, contacté par RFI, c’est l’indisponibilité du ministre de l’Administration territoriale, qui devait défendre le projet de loi, qui est à l’origine de ce report.

Des questions n’ont pas tardé à fuser dans l’opinion pour ce qui relevait, pour l’ensemble de la classe politique, d’une évidence. Pour un autre cadre du parti majoritaire, le RDPC, la commission des Lois constitutionnelles n’a pas encore terminé ses travaux, notamment son rapport.

Des explications qui ne sont pas nécessairement alignées et qui contrastent avec celles avancées par un autre député, celui du PCRN, Cabral Libii. Selon lui, les membres de la commission des Lois constitutionnelles n’ont pas réussi à s’entendre sur les amendements que souhaite apporter le gouvernement concernant un article qui permettrait au président de la République de proroger ou d’abréger, par décret, les mandats des conseillers municipaux, sans limitation explicite de durée.

D’autres sources évoquent des voix qui se sont élevées au sein de l’hémicycle pour contester cette disposition, laquelle conférerait au chef de l’État un pouvoir de prorogation indéfinie des mandats municipaux.

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