La Coupe du monde 2026 se déroulera cet été aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Pour la première fois, 48 nations seront au rendez-vous. Mais si la fête promet d’être belle, les supporters devront prendre des précautions.
L’inquiétude est particulièrement vive au Mexique. Fin février, l’un des cartels les plus puissants du pays (CNJG) a déclenché une guerre contre les forces de l’ordre après la mort de son chef, tué par la police. L’État du Jalisco a connu une explosion de violence, avec l’activation d’une alerte rouge. Guadalajara, la capitale du Jalisco, doit accueillir quatre matchs du Mondial.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a tenté de rassurer les supporters, affirmant qu’il n’y avait « aucun risque ». Fin mars, Guadalajara a accueilli des barrages intercontinentaux sans problème majeur de sécurité.
États-Unis : la crainte de l’ICE
La principale préoccupation aux États-Unis concerne l’ICE (agence chargée de l’immigration et des douanes), actuellement mobilisée pour des expulsions massives. Des méthodes alarmantes ont été rapportées, y compris à Minneapolis où deux citoyens américains ont été tués.
Pour éviter tout incident, il est recommandé aux supporters étrangers de conserver en permanence leur passeport et leur visa afin de prouver leur présence légale. En cas de contrôle, mieux vaut coopérer.
Le Canada apparaît comme le pays hôte le plus sûr. La législation sur les armes à feu y est bien plus stricte qu’aux États-Unis, et la présence de l’ICE y est limitée. Les forces de l’ordre canadiennes ne sont pas engagées dans un conflit avec des cartels.
Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Égypte ont chacun un match programmé au Canada, une chance pour leurs supporters.
Après la controverse du Qatar 2022, la FIFA espérait un tournoi sans encombre. Mais l’instance n’est pas exempte de reproches. En décernant un Prix de la Paix à Donald Trump en décembre, elle a contribué à renforcer son administration, et les tarifs des billets avaient déjà découragé des millions de supporters.

