Les organisations syndicales CSA-Bénin, COSI-Bénin, CGTB, UNSTB et CSPIB, affiliées à la CSI-Afrique, ont annoncé leur soutien à la candidature de Romuald Wadagni pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026.
Depuis plusieurs années, déplorent les syndicats, les travailleurs béninois assistent à une dégradation persistante du climat social. Ils pointent du doigt un affaiblissement du dialogue social, une remise en cause des libertés syndicales et une décrédibilisation des cadres de concertation. Résultat, selon eux, les attentes légitimes des travailleurs sont restées sans réponses concrètes.
Les cinq organisations syndicales ont conduit une analyse approfondie de la crise sociale et ont rencontré, sur une base d’égalité, les deux duos de candidats les 20 et 24 mars 2026. Elles leur ont présenté une vision commune pour un nouveau pacte social, visant notamment la réhabilitation des libertés syndicales, la restauration d’un dialogue social permanent, la transparence et la co-construction de la paix sociale.
Le choix de Romuald Wadagni
Au regard des engagements de Romuald Wadagni, « qui semblent ouvrir une perspective de rupture avec les pratiques ayant érodé la confiance sociale », les syndicats ont décidé d’apporter officiellement leur soutien à sa candidature, aux côtés de sa colistière Mariam Chabi Talata.
Les organisations syndicales appellent solennellement les travailleurs de tous les secteurs à sortir massivement, dans le calme et la discipline, dès les premières heures du dimanche 12 avril, pour voter en faveur du duo Wadagni-Talata.
Elles rassurent qu’un pacte social structuré est en cours de finalisation et sera formellement soumis au futur président afin de rendre les engagements publics et vérifiables.
Par cette démarche, les syndicats entendent offrir au Bénin une chance d’ouvrir une nouvelle page de son histoire sociale, fondée sur l’apaisement, la concertation permanente, le respect réciproque et un développement véritablement inclusif.
Ils restent mobilisés, vigilants et engagés aux côtés des travailleurs et du peuple béninois pour que cette « perche tendue » soit saisie et que les engagements se transforment en actes concrets.

