La bronca américaine contre le Vatican ne faiblit pas. Après les attaques de Donald Trump, c’est désormais son vice-président, JD Vance, qui a pris la parole pour critiquer le pape Léon XIV. « Dans certains cas, il vaudrait mieux que le Vatican s’en tienne aux questions morales et laisse le président des États-Unis se charger de définir la politique publique américaine », a-t-il lancé ce lundi 13 avril sur Fox News.
La déclaration a de quoi surprendre. Donald Trump, protestant, ne reconnaît pas l’autorité du pape sur sa foi. Mais JD Vance, lui, est catholique. Ses propos illustrent les tensions croissantes entre Washington et le Saint-Siège, alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran reste d’une fragilité alarmante.
La veille, Donald Trump avait déjà affirmé ne pas être un « grand fan » du pape américain, au lendemain d’une virulente allocution du souverain pontife contre la guerre. Il l’a accusé, pêle-mêle, de soutenir le programme nucléaire iranien, de s’être opposé à l’opération militaire américaine au Venezuela et de rencontrer des sympathisants de l’ex-président Barack Obama.
Léon XIV, en route pour l’Algérie où il sera le premier pape à se rendre, a répondu sans détour. L’Église a « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre.Le message est toujours le même : promouvoir la paix. Je n’ai pas peur, ni de l’administration Trump, ni de m’exprimer haut et fort sur le message de l’Évangile », a-t-il déclaré.
En Italie, les attaques américaines ont fait réagir la Première ministre Giorgia Meloni, qui les a jugées « inacceptables ». « Le pape est le chef de l’Église catholique, et il est juste et normal qu’il invoque la paix et qu’il condamne toute forme de guerre », a-t-elle affirmé.

