Deux élus américains à la Chambre des représentants ont annoncé leur démission ce lundi 13 avril 2026, cédant ainsi à la pression. Parallèlement, deux autres parlementaires font face à des procédures d’exclusion. Une vague de départs précipités, un phénomène rare au sein du Congrès américain.
L’élu de Californie a quitté son poste face à des accusations de viol et de comportements inappropriés envers des collaboratrices, révélées par la presse américaine. Il avait déjà annoncé dimanche soir la suspension de sa campagne pour le poste de gouverneur. « Je me défendrai contre les allégations graves et mensongères contre moi. Cependant, je dois prendre la responsabilité et assumer les erreurs que j’ai commises », a-t-il déclaré.
Le républicain Tony Gonzales démissionne également
Le député du Texas a lui aussi annoncé sa démission, face à des pressions venues de son propre camp. Il a récemment admis avoir eu une relation extraconjugale avec une collaboratrice qui a ensuite mis fin à ses jours.
Deux parlementaires de Floride sont également visés par des procédures d’exclusion qui pourraient débuter cette semaine. Il s’agit de la démocrate Sheila Cherfilus-McCormick, soupçonnée de malversations dans le financement de sa campagne, et le républicain Cory Mills, accusé d’abus sexuels, de violence intrafamiliale, ainsi que d’infractions en matière de financement de campagne.
Une majorité républicaine déjà fragile
L’exclusion d’un membre de la Chambre nécessite une majorité des deux tiers. Dans les 237 ans d’histoire de la chambre basse américaine, seuls six parlementaires ont été exclus. La majorité républicaine étant déjà extrêmement fine, ces départs provoqueront des élections partielles qui pourraient la fragiliser davantage.

