Donald Trump assure que les cessez-le-feu sont en bonne voie au Moyen-Orient. Pourtant, le quotidien des Marines américains mobilisés dans la région, notamment dans le cadre du blocus des ports iraniens, est bien plus sombre. À bord des navires, les denrées viennent à manquer et le rationnement est devenu obligatoire.
Des familles, qui ont témoigné anonymement, montrent des photos de maigres plateaux repas. Sur l’USS Tripoli, un Marine a envoyé à son père un cliché d’un plateau quasiment vide. Une tortilla pliée en quatre et un peu de viande effilochée. Même constat sur le porte-avions USS Abraham Lincoln. Un steak haché aplati, une louche de haricots noirs et une poignée de carottes bouillies. Il y a déjà un mois, un soldat écrivait à sa mère que les réserves étaient très faibles et que le moral des troupes n’avait jamais été aussi bas.
Au manque de nourriture s’ajoute la pénurie de produits d’hygiène et de médicaments basiques. Les familles, affolées, voudraient envoyer aspirine, dentifrice, serviettes hygiéniques, barres protéinées et autres snacks. Mais la poste militaire a cessé toute livraison dans la région jusqu’à nouvel ordre, un fait rarissime.
Pour l’instant, le Pentagone n’a pas répondu aux questions de la presse américaine sur ce sujet.

