Fraises, pommes, cerises ou poivrons… ces fruits et légumes du quotidien cachent une réalité moins réjouissante. Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), si 96,3 % des échantillons respectent les normes légales, près de 50 % contiennent plusieurs substances simultanément. Un phénomène connu sous le nom « d’effet cocktail », dont les risques pour la santé restent encore mal évalués.
Un rapport de la Fondation pour la nature et l’Homme, publié fin mars 2026, dresse un panorama alarmant. Côté fruits, 78 % des échantillons non bio présentent des résidus. Les cerises arrivent en tête (98 %), suivies du raisin (94 %), des fraises (93 %) et des pommes (89 %). Les agrumes et les poires ne sont pas épargnés.
Les légumes ne sont pas en reste. 53 % des analyses révèlent des traces de pesticides. Le poivron est le plus exposé (74 %), devant l’aubergine (71 %) et la courgette (59 %).
Face à ce constat, comment continuer à profiter des bienfaits des fruits et légumes tout en limitant les risques ? Quelques gestes simples peuvent faire la différence. Le trempage dans l’eau pendant quelques minutes est plus efficace qu’un simple rinçage. L’épluchage élimine une partie des résidus de surface, même s’il ne suffit pas pour les substances ayant pénétré la chair. La cuisson, quant à elle, favorise la dégradation thermique de certaines molécules.
Enfin, privilégier les variétés moins exposées est une option. L’UFC-Que-Choisir cite notamment le topinambour, l’asperge, le kiwi, l’ananas ou la patate douce. Mais le meilleur rempart reste la consommation de produits bio, qui limitent drastiquement l’exposition aux pesticides de synthèse.

