L’affaire Amara Bamba ne faiblit pas sur les réseaux sociaux. Alors que son nom est associé depuis plusieurs jours à une polémique autour de trois gifles, l’intéressé a décidé de prendre la parole dans un long témoignage poignant. Son objectif, rétablir sa vérité et montrer l’envers du décor.
« Je ne connais aucun homme capable de se maîtriser », écrit-il en ouverture. L’homme, visiblement brisé, dresse de celle qu’il aimait un portrait élogieux, presque hagiographique. Elle était selon lui « l’ange venue de Dieu, l’incarnation même de la perfection, la femme sage et réservée, pieuse qui ne manque aucune prière de son église située à plus de 100 km d’Abidjan ». Aînée de sa famille, elle était l’exemple à suivre.
À cette femme, Amara Bamba dit avoir tout donné. Confiance absolue. Soutien financier malgré ses propres difficultés. Maison, terrains. Il lui aurait même proposé de quitter le pays après l’accouchement. « Fais ton passeport, on va vivre maintenant ». Il lui a confié ses entreprises, sa vie, ses codes, ses enfants, et jusqu’à ses angoisses les plus intimes, lui qui, assure-t-il, « n’est pas le genre à parler de ses problèmes ».
La chute est brutale. En surprenant une conversation, il découvre que son épouse entretient une relation adultérine depuis longtemps, avant même la dot, avec le parrain de leur fils. L’homme n’est autre que le mari de leur sage-femme et le beau-père de sa propre petite sœur. Un scandale familial à plusieurs niveaux.
« J’ai giflé à trois reprises celle en qui j’avais le plus confiance », admet-il, la honte affichée. Deux jours plus tard, conscient de son geste, il envoie ses parents présenter des excuses, sans dévoiler la trahison pour protéger la famille. Mais voyant sa réputation ternie par des accusations qui le dépeignent en monstre, il sort aujourd’hui du silence. « Je ne suis pas ce monstre qu’on vous vend. J’ai toujours été un homme de paix et de joie », a-t-il écrit.
Un témoignage brut qui, sans excuser la violence, replace la trahison au cœur du débat et divise profondément l’opinion.

