La Coupe du monde 2026 n’a pas encore commencé qu’elle fait déjà parler d’elle sur le plan diplomatique. Paolo Zampolli, proche et ami de Donald Trump, a suggéré à la Fifa et au président américain de remplacer l’Iran par l’Italie, éliminée lors des qualifications.
« J’ai proposé à Donald Trump et à Gianni Infantino que l’Italie prenne la place de l’Iran », a confié Zampolli au Financial Times. « Je suis italo-américain et voir la Nazionale disputer un Mondial organisé chez moi serait un rêve », a-t-il plaidé tout en rappelant les quatre étoiles du palmarès italien.
Ce n’est pas la première fois que l’homme tente sa chance. En 2022, après la non-qualification de l’Italie pour le Mondial au Qatar, il avait déjà proposé d’exclure l’Iran en raison de la répression des manifestations, afin de repêcher les Azzurri. En vain.
Cette fois, l’initiative intervient dans un climat de tensions accrues entre Washington et Téhéran. Certains y voient aussi une tentative de réchauffement entre Donald Trump et la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, après leurs récents désaccords sur le conflit iranien et les critiques américaines contre le pape Léon XIV.
Téhéran dénonce une « faillite morale »
La suggestion n’a pas été du goût de l’Iran. Son ambassade à Rome a vivement réagi sur X en ces termes : « Le football appartient au peuple, pas aux politiciens. Vouloir exclure l’Iran ne fait que révéler la faillite morale des États-Unis, qui craindraient jusqu’à onze jeunes footballeurs iraniens sur un terrain ».
Malgré les turbulences, la fédération iranienne confirme sa participation. Les joueurs disputeront leurs deux premiers matchs (Nouvelle-Zélande, Belgique) à Los Angeles, et le troisième (Égypte) à Seattle. Leur camp de base sera installé à Tucson, en Arizona. Rien n’indique pour l’instant que la Fifa donnera suite à la suggestion de Zampolli.

