Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 10, 22-30)
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
Les paroles des Papes
Ces paroles nous aident à comprendre que personne ne peut se proclamer disciple de Jésus s’il n’écoute pas sa voix. Et cette « écoute » ne doit pas être comprise de façon superficielle, mais d’une façon qui engage personnellement, au point de rendre possible une véritable connaissance réciproque, dont peut découler une sequela généreuse, exprimée dans les paroles « et elles me suivent » (v. 27). Il s’agit d’une écoute non seulement de l’oreille, mais une écoute du cœur !
L’image du pasteur et des brebis indique donc le rapport étroit que Jésus veut établir avec chacun de nous. Il est notre guide, notre maître, notre ami, notre modèle, mais il est surtout notre Sauveur. En effet, la phrase suivante du passage évangélique affirme : « Je leur donne la vie éternelle ; elle ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main » (v. 28). Qui peut parler ainsi ? Uniquement Jésus, parce que la «main» de Jésus est une seule chose avec la « main » du Père, et le Père est « plus grand que tous ». (Pape François, Regina Caeli, 17 avril 2016)
