Le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui dirige l’instance depuis dix ans, a annoncé jeudi à Vancouver qu’il serait candidat à sa réélection en 2027. Élu en 2016, réélu en 2019 puis en 2023, l’Italo-Suisse de 56 ans a profité du 78e congrès de la FIFA pour « confirmer » qu’il briguera un nouveau mandat.
Selon les statuts de la FIFA, le patron de l’instance ne peut pas effectuer plus de trois mandats. Mais il a été officiellement considéré lors du congrès de 2023 à Kigali qu’il démarrait alors son deuxième mandat. Son premier mandat, commencé en 2016 après la chute de son prédécesseur Sepp Blatter (accusations de corruption), ayant été jugé « incomplet », il ne compte pas dans la limitation. Infantino peut donc théoriquement se représenter.
La CAF et l’AFC soutiennent sa réélection
La Confédération africaine de football (CAF) et la Confédération asiatique (AFC) ont annoncé jeudi soutenir sa réélection, lui apportant un total de 101 voix sur 211. Infantino bénéficiait déjà des 10 voix de l’Amérique du Sud. Un soutien de poids pour sa campagne.
À la tête du football mondial depuis 2016, Infantino a été confronté à de nombreuses controverses, notamment ces derniers mois en raison de ses liens étroits avec le président américain Donald Trump, à qui il a décerné le premier Prix FIFA pour la paix. La remise de cette distinction en décembre 2025 a conduit l’association FairSquare à déposer une plainte auprès de la commission d’éthique de la FIFA.
Malgré ces polémiques, Infantino semble bien parti pour rempiler. Sa candidature doit encore être officiellement validée, mais les soutiens affichés laissent peu de doute sur l’issue du vote. La succession est déjà en marche. Le prochain congrès électif aura lieu en 2027. Affaire à suivre.
