Le rappeur ivoirien Didi B a fait sensation à la fin de son concert au FEMUA en tenant des propos très vindicatifs à l’encontre d’un artiste qu’il n’a pas nommé directement. Visiblement hors de lui, il a lancé : « Quand j’ai fini mon stade, je t’ai fait une accolade devant tout le monde. Le lendemain, tu es allé insulter ma maman. C’est ta camarade ? Aujourd’hui, toi tu vas parler de grand frère ? Tu as fini de manquer de respect à tous les grands du showbiz ici. Aujourd’hui, tu réclames le respect ? Avec ta tête comme un frigidaire. Maintenant, je passe à l’offensive. Celui qui parle de ma vieille, il n’y aura plus de pitié dedans. Je vais l’insulter aussi ».
Ces attaques ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, laissant planer le mystère sur l’identité de la personne visée. Mais l’ombre d’un nom est vite apparue. La veille, samedi 2 mai, le doyen Debordo Leekunfa avait déjà posté un message d’avertissement sur sa page Facebook. « Depuis que je suis dans mon coin, j’entends plusieurs artistes qui parlent, notamment Didi B, Himra et pas mal de rappeurs. J’avais décidé de ne plus jamais vous parler, mais je vais le dire. Toi Didi B, c’est la dernière fois que tu as prononcé mon nom dans ton concert. Je ne suis pas ton camarade. Même ton père ne peut pas me mettre au monde. S’il a trop fait, c’est qu’il est mon grand frère, c’est tout. Tes petits féticheurs de merde qui t’encouragent, moi je ne suis pas dans ça. Plus jamais tu ne vas prononcer mon nom ».
Un ultimatum posé à vingt-quatre heures à peine de la sortie médiatique du rappeur. Et Debordo Leekunfa n’a pas attendu longtemps pour remettre une couche. Quelques heures après le concert, il est revenu sur sa page Facebook annoncer un « direct sanglant » à venir. La tension monte d’un cran entre les deux artistes, et les internautes retiennent leur souffle. Affaire à suivre.
