En Côte d’Ivoire, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a ordonné la suspension immédiate de la production et le rappel de Galaxy Energy, une boisson énergisante commercialisée à bas prix, après la découverte de plusieurs irrégularités jugées préoccupantes pour la santé publique.
La décision, annoncée le 17 mai 2026 à Abidjan, fait suite à une alerte lancée sur les réseaux sociaux par des consommateurs inquiets de voir ce produit largement accessible aux enfants. Saisie du dossier, la Direction de la Métrologie, de la Répression des Fraudes et du Contrôle de la Qualité (DMRFCQ) a mené des investigations qui ont révélé des manquements graves aux normes ivoiriennes en vigueur.
Selon les autorités, l’étiquetage de Galaxy Energy, produit par la société STAR FOOD ENTREPRISE CI, NE RESPECTE PAS LA NORME NATIONALE NI 4712:2021 ENCADRANT LES BOISSONS ÉNERGISANTES PRÊTES À LA CONSOMMATION. Plusieurs mentions sanitaires obligatoires étaient absentes, notamment l’avertissement indiquant que le produit n’est pas recommandé pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que pour les personnes sensibles à la caféine.
Le ministère reproche également au fabricant de ne pas avoir précisé la nécessité d’une consommation modérée ni informé clairement les consommateurs sur la forte teneur en caféine contenue dans la boisson. Des omissions jugées particulièrement préoccupantes, alors que ces produits peuvent provoquer des palpitations cardiaques, de l’anxiété ou des troubles du sommeil, notamment chez les plus jeunes.
Face à cette situation, plusieurs mesures ont été prises dont l’arrêt immédiat de la production, le retrait du produit dans tous les points de vente, la saisie et la destruction des stocks disponibles sur le territoire. Des échantillons ont également été envoyés au Laboratoire national d’essais de métrologie et d’analyses (LANEMA) ainsi qu’au Laboratoire national de santé publique (LNSP) afin de vérifier la composition exacte du produit.
Le ministère révèle par ailleurs que l’entreprise avait déjà suspendu volontairement sa production depuis le 1er mai, dans l’attente d’une mise en conformité. Pour reprendre ses activités, elle devra corriger son étiquetage et revoir ses modalités de commercialisation, notamment pour limiter l’accessibilité du produit aux jeunes consommateurs.
