Le gouvernement béninois a apporté, ce vendredi 5 juin 2026, des précisions sur les modalités de la nouvelle mesure relative à la prise en charge des urgences vitales dans les hôpitaux publics. Face à la presse, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ont tenu à clarifier le fonctionnement du dispositif afin d’éviter toute confusion.
Selon Benjamin Hounkpatin, l’enveloppe exceptionnelle d’un milliard de francs CFA décidée en Conseil des ministres permettra aux formations sanitaires publiques de disposer en permanence des intrants nécessaires à la prise en charge immédiate des patients dont le pronostic vital est engagé.
« Le gouvernement a mis le milliard en place pour que les hôpitaux ne soient pas en rupture de stock pour la prise en charge des urgences vitales », a expliqué le ministre de la Santé. L’objectif est d’éviter que des malades ou leurs proches soient contraints de rechercher des ressources financières avant le démarrage des soins. Les hôpitaux pourront ainsi intervenir sans délai lorsque l’urgence l’exige.
Les autorités précisent toutefois que cette prise en charge immédiate ne signifie pas la gratuité systématique des soins. Les familles concernées resteront appelées à régler les frais engagés, mais seulement après que les actes médicaux indispensables auront été réalisés.
De son côté, Wilfried Léandre Houngbédji a insisté sur la volonté du gouvernement d’inscrire cette réforme dans la durée. « L’enjeu, c’est de pérenniser à terme ce mécanisme », a-t-il souligné.
Le ministre porte-parole du gouvernement s’est également montré confiant quant à l’adoption des dispositions budgétaires nécessaires à la mise en œuvre du programme. Évoquant son inscription dans le collectif budgétaire, il a estimé qu’aucun obstacle politique ne devrait freiner son application, compte tenu de son caractère social et vital.
Autre précision apportée par l’exécutif, la mesure s’applique à l’ensemble de la population sans distinction. « La mesure est valable pour tout le monde », a affirmé Wilfried Léandre Houngbédji.
À travers cette réforme, le gouvernement entend garantir que les situations d’urgence médicale ne soient plus aggravées par des difficultés financières immédiates, tout en renforçant la capacité de réponse des établissements sanitaires publics sur l’ensemble du territoire national.
