Donald Trump a encore fait parler de lui. Dans un entretien avec NBC News, le président américain a qualifié le conflit en Iran d’« exercice militaire ». En effet, le patron de la Maison-Blanche refuse d’y voir une guerre à grande échelle.
Selon les données du CENTCOM et du Pentagone, l’Opération « Epic Fury », lancée le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l’Iran, a pourtant entraîné un lourd bilan humain. Treize militaires américains ont été tués et près de 290 autres blessés. En réponse, Téhéran aurait tiré plus de 500 missiles balistiques et déployé environ 2 000 drones en l’espace de quatre jours, visant plusieurs bases américaines au Moyen-Orient, notamment au Koweït et en Arabie saoudite.
Malgré ces chiffres, Donald Trump a insisté sur le fait que la marine et l’aviation iraniennes avaient été « totalement détruites », tout en affirmant que les forces terrestres avaient été « laissées tranquilles », qu’il a décrites comme « modérées ».
Ces déclarations contrastent cependant avec ses précédentes prises de position. Le 11 avril, il affirmait sur Truth Social que l’armée iranienne avait été « complètement détruite », évoquant également la destruction de dizaines de navires militaires, des propos que plusieurs médias américains ont jugés exagérés ou contradictoires.
Sur le plan diplomatique, le président américain a indiqué que Washington envisageait une coopération avec Téhéran autour du contrôle et de la destruction de l’uranium hautement enrichi, dans le cadre d’un éventuel accord de paix. Il a toutefois précisé qu’aucun retrait des troupes américaines n’était prévu à court terme.
Dans le même temps, une enquête Economist/YouGov révèle qu’une majorité d’Américains, dont une partie des électeurs républicains, souhaite une fin rapide du conflit.
Alors que les opérations militaires se poursuivent, cette guerre aux contours flous continue de susciter des débats sur son ampleur réelle et sur la stratégie de la Maison-Blanche au Moyen-Orient.
