Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema voit grand pour son pays. Il a posé la première pierre du futur port en eaux profondes de Kobekobe, un projet titanesque présenté comme l’un des plus grands complexes industriels et logistiques d’Afrique centrale.
S’étendant sur près de 500 hectares, l’infrastructure est appelée à devenir un hub stratégique pour l’exportation du minerai de fer de Belinga, avec des ambitions affichées de 110 millions de tonnes de minerai transitant chaque année.
La construction du port a été confiée à Africa Global Logistics (AGL), mais l’exécution repose sur un montage multinational particulièrement large.
Selon les autorités gabonaises, plusieurs partenaires internationaux interviennent déjà dans le projet. La Chine devrait prendre en charge la construction d’un chemin de fer de 550 kilomètres à deux voies reliant les zones minières au port. Les États-Unis seraient impliqués dans la fourniture des wagons et locomotives. L’Italie interviendrait dans la réalisation d’un barrage hydroélectrique, tandis qu’EDF devrait également contribuer à un second barrage destiné à soutenir la transformation du minerai.
Un projet structurant pour l’emploi
Les autorités annoncent des retombées économiques importantes dont 9 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects sont attendus.
Sur place, les populations locales accueillent le projet avec espoir. « Nous n’attendons que l’aboutissement du projet pour avoir de l’emploi », confie un habitant, tandis qu’un autre y voit « un projet intégrateur qui va booster l’économie gabonaise ».
Présenté comme un levier majeur de transformation économique, le port de Kobekobe s’inscrit dans la volonté des autorités de faire du Gabon un acteur logistique et industriel de premier plan en Afrique centrale.
Sa mise en service est annoncée dans un délai de cinq ans, un calendrier ambitieux pour un projet d’une telle ampleur, qui repose sur une coordination complexe entre plusieurs partenaires internationaux.
