Australie : premier cas de grippe aviaire H5N1 détecté sur le continent

L’Australie a détecté pour la première fois sur son territoire un cas de grippe aviaire H5 chez un oiseau marin migrateur. Cette découverte sonne comme un avertissement sanitaire sans précédent pour le pays qui figurait jusqu’à présent, parmi les rares régions du monde encore épargnées par cette souche particulièrement préoccupante.

Connue sous le nom d’influenza aviaire, la grippe H5 circule principalement chez les oiseaux sauvages et les volailles. La branche génétique actuellement la plus surveillée, baptisée H5 2.3.4.4b, se distingue par sa propagation rapide à l’échelle mondiale et par sa forte virulence chez les populations aviaires.

Depuis son apparition, cette souche a provoqué des mortalités massives dans les élevages et les colonies d’oiseaux sauvages. Selon les données de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), plus de 31 millions d’oiseaux sauvages sont morts depuis 2020 et près de 441 millions de volailles ont été abattues dans le cadre des mesures de contrôle mises en place dans plusieurs régions du monde.

Le variant H5 2.3.4.4b ne se limite pas aux oiseaux. Des infections ont également été observées chez certains mammifères, notamment les porcs, ce qui attire l’attention des scientifiques. Cette capacité à franchir la barrière des espèces constitue l’un des principaux motifs d’inquiétude des autorités sanitaires internationales.

À ce stade, le risque pour l’être humain demeure toutefois limité. Les contaminations recensées restent rares et surviennent généralement après un contact étroit avec des animaux infectés. Aucun élément ne permet actuellement d’affirmer que le virus se transmet facilement d’une personne à une autre.

Les experts restent néanmoins vigilants. Chaque infection observée chez un mammifère représente une occasion supplémentaire pour le virus d’évoluer et de développer de nouvelles capacités d’adaptation. Cette éventualité nourrit les craintes d’une future pandémie grippale si une souche acquérait un mode de transmission efficace entre humains.

Les autorités australiennes ont lancé des investigations afin de mesurer l’étendue de la circulation du virus et de renforcer la surveillance de la faune sauvage. Cette détection confirme que le variant H5 2.3.4.4b poursuit son expansion géographique et demeure l’un des agents pathogènes les plus suivis par les spécialistes de la santé animale et humaine.

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