Bonne nouvelle pour le Burkina Faso. Le pays a conclu un accord-cadre d’un milliard de dollars avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), filiale du Groupe de la Banque islamique de développement (BID). La signature est intervenue le 19 juin 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan, à l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la BID.
L’accord a été signé par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo, et le directeur général de l’ITFC, Adeeb Yousuf Al Aama. Cette enveloppe, estimée à près de 570 milliards de FCFA, couvrira la période 2026-2030 et s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement « Relance ».
Les ressources seront orientées vers quatre secteurs considérés comme prioritaires par les autorités burkinabè à savoir : l’énergie, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la santé. Une partie des financements sera également destinée au secteur privé à travers les banques et institutions financières locales afin de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises au crédit.
Le décaissement des fonds se fera de manière progressive. Les financements seront accordés sous forme d’opérations spécifiques respectant les principes de la finance islamique et dépendront des projets retenus par le gouvernement.
Cet accord vient renforcer une coopération engagée depuis 2008 entre le Burkina Faso et l’ITFC. Selon les chiffres de l’institution, plus de 3,4 milliards de dollars ont déjà été approuvés en faveur du pays à travers 48 opérations. Le secteur agricole a bénéficié de 45 % de ces financements, principalement pour soutenir les campagnes cotonnières, tandis que le secteur énergétique a concentré près de la moitié des ressources mobilisées, notamment pour les importations de produits pétroliers destinés à la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).
Le nouveau cadre de financement succède à un précédent accord de 900 millions d’euros signé en mai 2023. L’ITFC indique que ce programme affiche un taux d’exécution de 94 %. Parmi les opérations encore en cours figure une facilité de 106 millions d’euros accordée à la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) pour les campagnes cotonnières 2025 et 2026.
Avec cet engagement financier, le Burkina Faso devient le principal bénéficiaire des accords conclus lors des Assemblées annuelles de Bakou. Sur les 2,9 milliards de dollars mobilisés par l’ITFC durant l’événement, le pays capte plus du tiers des financements, devant la Côte d’Ivoire et Djibouti, qui ont chacun obtenu 750 millions de dollars.
Cette signature coïncide avec l’accession du Burkina Faso à la présidence du Conseil des gouverneurs de la Banque islamique de développement, pour un mandat d’un an. Les premières modalités de mise en œuvre du programme devraient être définies dans les prochains mois entre les équipes techniques de l’ITFC et le ministère de l’Économie.
