Le gouvernement burkinabè a pris une mesure restrictive à l’encontre du leader religieux Sankara Omar. Dans un arrêté rendu public par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, les autorités lui interdisent jusqu’à nouvel ordre toute activité de prêche, de prédication et d’enseignement religieux sur l’ensemble du territoire national.
Selon le document officiel, cette décision est motivée par des « propos radicaux de nature à compromettre la cohésion sociale et le vivre-ensemble ». Les autorités estiment que les déclarations attribuées au prédicateur sont susceptibles de porter atteinte à l’harmonie sociale.
L’arrêté, signé par le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, s’appuie sur plusieurs textes juridiques, notamment la Constitution, la Charte de la Révolution du 1er avril 2026 ainsi que la loi portant liberté d’association au Burkina Faso.
Dans son article premier, le texte précise que Sankara Omar, né le 5 décembre 1985 à Ouagadougou, ne pourra plus exercer aucune activité liée à la prédication ou à l’enseignement religieux jusqu’à une éventuelle levée de la mesure.
L’article 2 confie au secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité la responsabilité de veiller à l’application effective de cette décision. Le texte prévoit également sa publication et sa communication aux structures concernées.
Aucune réaction officielle de Sankara Omar n’avait encore été enregistrée au moment de la publication de cette décision.
L’évolution de cette affaire pourrait être suivie de près par les acteurs religieux et les organisations de défense des libertés publiques, alors que la question de l’équilibre entre liberté d’expression religieuse et préservation de la cohésion nationale continue d’alimenter le débat au Burkina Faso.
