Alors que le procès sur la disparition de Pierre Urbain Dangnivo se poursuit, un document vient troubler les débats. Son acte de décès, produit au procès, fixe la date de sa disparition en janvier 2025, a rapporté un média local. Une pièce qui ravive les critiques sur une procédure déjà décriée.
Pour Maître Zinflou, le parquet aurait dû faire l’objet de poursuites pour avoir dissimulé ce document. L’avocat estime que cette pièce aurait dû être portée plus tôt à la connaissance de la défense.
Maître Olga Anasside a, pour sa part, regretté que l’acte de décès n’ait pas été lu publiquement lors de l’audience. Selon elle, cette étape aurait permis de clarifier davantage la situation devant la cour.
De son côté, Maître Akplogan a insisté sur le décalage entre la date officielle du décès et la durée de détention de ses clients. Il rappelle que le constat légal du décès intervient seize ans après l’arrestation des personnes poursuivies dans cette affaire. L’avocat demande ainsi des explications sur ce délai et réclame la mise en liberté de ses clients.
