Deux ressortissants ghanéens ont déposé, le 15 juillet 2026, une requête auprès de la Cour pénale internationale (CPI) afin de demander l’ouverture d’une enquête sur les violences commises contre les étrangers en Afrique du Sud.
Les plaignants dénoncent un « schéma d’attaques généralisées et systématiques » contre les migrants et estiment que ces actes pourraient relever de la qualification de crimes contre l’humanité.
Depuis plusieurs années, des ressortissants étrangers vivant en Afrique du Sud sont confrontés à des violences xénophobes marquées par des agressions physiques, des meurtres, ainsi que des pillages de commerces et de logements. Ces attaques ont particulièrement touché des communautés venues d’autres pays africains.
Face à cette situation, plusieurs milliers de migrants ont choisi de quitter le territoire sud-africain. Selon des données communiquées par différents pays, plus de 150 000 personnes auraient regagné leur pays d’origine, ce qui a provoqué dans certains secteurs des difficultés liées au manque de main-d’œuvre.
Les autorités sud-africaines sont également accusées par des organisations et des représentants de communautés étrangères de ne pas avoir suffisamment réagi face aux violences menées par certains groupes non officiels.
La démarche engagée devant la CPI suscite déjà des réactions. Un responsable du ministère sud-africain des Affaires étrangères a qualifié cette requête d’« opportuniste » et rejette les accusations portées contre le pays.
La Cour pénale internationale devra désormais examiner la recevabilité de cette demande avant de décider d’une éventuelle ouverture d’enquête.
